Au cœur du Causse Méjean, de jeunes éleveurs se sont lancé le pari de proposer des visites de leur ferme, en partenariat avec La Ferme Caussenarde d’Autrefois et les équipes du Fédou. C’est ainsi qu’est née l’association ‘’Des Brebis et des Hommes".

Les points forts des Brebis et des Hommes :

Un accueil chaleureux

Des brebis au top !

Une pause gastronomique

Un lieu préservé

La nature environnante sublime !

Arrivés à Hyelzas, on remonte le temps ...

En ce milieu d’après-midi du mois de juin, nous allons à la rencontre d’Anaïs qui s’occupe d’accompagner les groupes à la découverte de l’univers de l’agriculture caussenarde avec l’élevage des brebis, la gestion d’une exploitation mais aussi la fabrication et la vente de produits laitiers, et notamment le fromage.

Nous débutons notre activité par une visite ludique en autonomie de la Ferme Caussenarde d’Autrefois, qui nous fait replonger à l’époque où la mécanisation des machines n’était pas encore d’actualité et le travail manuel était à l’honneur. La découverte de cet ancien mode de vie au cœur d’une ferme caussenarde préservée nous permet d’apprécier l’évolution du monde rural. En effet, où mieux que dans cette maison à l’architecture, au mobilier et au matériel tout droit sortie des siècle passés, peut-on saisir les bouleversements qu’on subit les communautés rurales au siècle dernier.

Tester ses connaissances avec Anais

La visite se poursuit à l’exploitation actuelle d’ovins, à quelques pas de la Ferme Caussenarde d’Autrefois, où nous retrouvons Anaïs près une table joliment ornée. Un jus de fruit bio nous est offert avec l’introduction du quizz auquel nous allons jouer pour tester nos connaissances du domaine agricole, de la terre à l’animal, en passant par la culture céréalière. Ce quizz permet de mettre en éveil tous nos sens grâce à des jeux de toucher, de ressenti, d’odeur et d’écoute. C’est ainsi que nous avons du mal à reconnaitre et différencier certaines céréales que nous consommons pourtant régulièrement, telles l’orge, l’avoine ou encore le blé.

Des brebis et des hommes ...

A la fin du quizz, Anaïs nous emmène au cœur de la stabulation où les brebis vaquent à leurs occupations au moment où la traite ne va pas tarder à arriver. Le reste du temps, le troupeau vit en extérieur et profite des immenses étendues du Méjean. Nous découvrons le mode de vie des ces animaux grégaires, et leur attrait pour l’agriculture ; leur viande, leur lait et même leur laine. Nous avons même la chance d’être autorisés à pénétrer dans leur parc pour les caresser et les observer de plus près. Nous avons poursuivi la visite par la découverte de la salle de traite avec beaucoup d’informations sur la production de lait, de fromage et autres produits laitiers.

Dégustation à la fromagerie du Fédou

C’est après toutes ces découvertes que notre visite s’achève à la fromagerie du Fedou, où l’on nous propose une dégustation de fromages de brebis produits sur place. Tous différents les uns que les autres, leurs saveurs saveurs nous enchantent les papilles. On les distingue ainsi par l’odeur, le goût, ou le parfum boisé ou plus fruité de certains. Le plus de la dégustation : installés sur une terrasse à ciel ouvert, nous avons la chance de profiter d’un panorama exceptionnel sur l’immensité du Causse Méjean et des Gorges de la Jonte, une vue véritablement sensationnelle. Avant de quitter les lieux, on passe par la boutique afin d’acheter du fromage et le faire découvrir à notre entourage ou tout simplement pour faire perdurer ce plaisir.

Une journée réussie !

On repart heureux de cet après-midi réussi, grâce à la découverte d’un métier avec des exploitants passionnés par ce qu’ils font et des produits de qualité. Un moment enrichissant à la découverte d’un savoir-faire ancestrale et de la gastronomie locale dont nous garderons un très bon souvenir.

DES BREBIS ET DES HOMMES
17
Adulte

DES BREBIS ET DES HOMMES

Activité culturelle

Une demi-journée pour visiter 3 lieux incontournables de l'agropastoralisme. LES MERCREDI, JEUDI ET VENDREDI, Deux jeunes éleveurs ont relevé le défi d’accueillir des groupes dans leur bergerie. Soucieux de ne pas perturber leur activité et de recevoir au mieux leurs visiteurs, en accord avec les équipes de la Ferme caussenarde et du Fédou, ils ont choisi de confier à Anaïs le soin d’accompagner les groupes constitués. Fille d’éleveurs elle a une expérience dans l’agriculture et parle anglais ; elle aime le Causse et les brebis et surtout Anaïs partage leurs valeurs. Tout est réunis pour passer un bon moment, un voyage dans le temps qui restitue l'histoire d'hier et d'aujourd'hui. LES LUNDI ET MARDI Visite de la ferme en activité.

+33 4 66 45 66 74

Hures-la-parade

FERME CAUSSENARDE D'AUTREFOIS
À partir de
5.6
Tarif plein

FERME CAUSSENARDE D'AUTREFOIS

Musée

Une expérience unique, Une émotion forte, Un vécu vrai, Un partage de savoirs et de savoirs-faire hors du temps ... Dans ce corps de ferme à l'architecture typique faite de voûtes et de toits en lauzes calcaire, le temps suspend son vol depuis un siècle... De l'étable à la bergerie, de la cuisine à la "souilhardo", des chambres au grenier, de la grange au four à pain... découvrez la vie quotidienne des paysans du Causse Méjean jusqu'aux années 1950. Le mobilier d'antan, le linge, la vaisselle, les outils et machines agricoles, des photos anciennes, le film "Lou Mèjio", un village miniature et quelques animaux de la ferme... témoignent de cette vie à la fois si proche et si lointaine. La famille Pratlong vous accueille depuis 1973 en ces lieux où ont vécu ses ancêtres.

+33 4 66 45 65 25

Hures-la-parade

Après une rando sur l'Aubrac ...

Nous avons testé pour vous l’aligot, plat emblématique de l’Aubrac. De nombreuses légendes courent sur sa création. Toujours est-il qu’on peut encore le trouver sur le plateau de l’Aubrac, et qu’il est toujours aussi réconfortant, quel que soit le contexte où on le déguste. Pour nous, ce sera après une jolie marche de quelques heures. Ce matin nous nous sommes levés aux aurores pour profiter d’une randonnée sur le plateau avant le soleil de l’après-midi. Nous nous arrêtons aux environs de midi, heureux d’avoir parcouru plus d’une dizaine de kilomètres à travers des paysages à couper le souffle : grandes étendues à perte d’horizon, cours d’eaux qui se terminent en cascades, forêts de hêtres mystérieuses …

... on reprend des forces à l'auberge du Radal !

C’est donc épuisés mais heureux que nous nous attablons à midi à l’auberge du Radal pour déguster le fameux plat de l’Aubrac. L’aubergiste connait son métier : il le prépare devant nos yeux tout en parlant avec amour de son pays. Avec force et dextérité, il fait filer l’aligot de plus en plus haut, jusqu’à ce qu’il l’estime prêt à être dégusté. Pas de temps à perde : une fois que le plat arrête de chauffer, il faut le manger sans attendre, sous peine de voir l’aligot « retomber ».  

https://youtu.be/aHENNBCG5N8

Un repas copieux et savoureux ...

Charles Dauban s’approche de nous et nous sert habilement l’aligot, directement dans notre assiette. Il faut dire qu’il a de l’entrainement. La famille Dauban a « l’Aubrac au cœur », comme ils disent. Depuis 1975, elle tient cette auberge perchée sur le Col du Trébatut. Située à l’entrée du haut plateau, sur la route des Lacs, elle accueille depuis toujours une clientèle de fidèles mais aussi de gens de passages. Depuis quelques années, on y retrouve de plus en plus des randonneurs qui s’y arrêtent pour une pause bien méritée, avant de continuer leur chemin vers Saint-Guilhem-le-Désert ou Avignon. L’accueil y sera pour tous chaleureux, tandis qu’il préparera l’aligot devant leurs yeux.

Une fois l’aligot servi aux côtés d’une bonne pièce d’Aubrac, la dégustation peut commencer. Amoureux du fromage, ce plat est fait pour vous : la tomme file au fur et à mesure qu’on fait tourner la fourchette, et une fois en bouche sa saveur n’a pas de comparaison. Il en faut cependant peu pour remplir un estomac. L’assiette est largement suffisante et nous refusons du rab quand Charles nous le propose. Nous voisins de tables sont moins raisonnable de nous puisqu’ils en reprennent volontiers.

... suivi d'une balade jusqu'au point de vue du Radal

Un dessert avalé et le repas terminés, nous décidons de clore cette sortie au Trébatut par une petite marche digestive direction le Radal, point de vue à 180° perché à quelques centaines de mètres au-dessus de l’auberge. De là-haut, on admire la Vallée du Lot d’un côté et le début des Mont d’Aubrac de l’autre, tandis qu’une table d’orientation nous aide à nous repérer dans l’espace.  On admire pendant quelques minutes le paysage devant nos yeux, tandis qu’on se dit que l’on mangerait bien un bon aligot pour le repas du soir …

Rendez-vous au Col de Bonnecombe le 25 mai

Depuis longtemps j’entends parler de la transhumance organisée au Col de Bonnecombe par l’association Aubrac Sud. Des gens viennent de toute la France pour assister à cet évènement. Ils restent parfois plusieurs jours et en profitent pour visiter l’Aubrac. Ainsi, chaque année, le dimanche le plus proche du 25 Mai – la Saint-Urbain étant la date traditionnelle des transhumances – on peut voir fleurir sur cette partie du plateau, habituellement domaine des promeneurs et amateurs de sports d’hiver, des personnes attendant l’arrivée des belles Aubracs. Jeunes et moins jeunes, locaux ou visiteurs venus de loin, ils sont tous impatients de voir arriver le premier troupeau.

J’arrive à 9h et je trouve une place sur le parking, un champ mis à disposition pour l’occasion. Puis, je parcours les stands du marché organisé sur lequel je retrouve artisans et producteurs locaux … Les bonnes odeurs de la cuisine traditionnelle aubracoise commencent déjà à chatouiller nos narines tandis que l’on parcourt les allées déjà remplies de visiteurs. L’émotion est palpable : tout le monde attend le premier troupeau ! Mais auparavant, il y a la traditionnelle messe célébrée sous le chapiteau. Des danseurs ont revêti leurs plus belles tenues et nous offrent des démonstrations de danse folklorique, accompagnées par des musiciens enjoués. Enfin, l’heure approche. Les connaisseurs commencent à se placer aux premières loges, tandis que les autres continuent à parcourir les allées du marché et en profitent pour réserver leur ticket pour le repas traditionnel proposé à midi.

Elles arrivent !

Enfin, on peut entendre le tintement des cloches qui résonne à travers le plateau, signe que les belles aubrac ne sont plus très loin. Elles sont facilement repérables parées de leurs plus beaux atours, leurs couronnes de roses ou de genêts perchés sur leurs têtes.

Enfin les voici, accompagnées de leurs veaux. Elles traversent la foule émerveillée, tandis que les éleveurs les guide vers le parc qui leur est attribué le temps d’une pause. La foule retient son souffle au passage du taureau, qui malgré sa docilité impressionne les petits comme les grands. Puis peu à peu, les troupeaux suivant arrivent. Chacun trouve sa place dans son parc où les vaches peuvent prendre une pause bien méritée avant de repartir pour leurs pâturages d’été, à quelques pas d’ici. Les éleveurs, fiers de leurs bêtes, et on les comprend, présentent à tour de rôle leur exploitation.

Il est midi,  l’heure de se restaurer enfin. Au menu, bien entendu, un aligot accompagné de sa charcuterie traditionnelle et de la saucisse locale. Quoi de mieux que de la déguster sur ce col de l’Aubrac, entourés des troupeaux qui produisent la tomme fraîche, ingrédient indispensable de ce plat typique.

Au plus près des belles Aubrac

La fête continue à battre son plein, tandis que les curieux s’approchent au plus près du troupeau. Avez-vous déjà vu une Aubrac de près ? J’ai été ébahie devant les nuances de sa robe incroyablement subtile, les détails de ses yeux maquillés ou la beauté de ses cornes levées vers le ciel. Trop dangereuse à approcher dans les champs lors des randonnées, la transhumance m’a donné l’opportunité d’approcher cette vache à la beauté célèbre. En fin d’après-midi, les troupeaux sont repartis un à un vers leurs pâturages d’estive, à quelques kilomètres de là. Des marcheurs courageux accompagnent les éleveurs qui les guident. Je les vois s’éloigner petit à petit à travers les routes sinueuses du plateau. Autour de moi, l’ambiance s’estompe, et les visiteurs semblent, comme je le suis moi-même, heureux et déjà nostalgiques de cet évènement qui ne se déroule qu’une seule fois par an.