Chevaux de Przewalski

Découvez le dernier cheval sauvage au monde !

Le cheval de Przewalski, dernier cheval sauvage

Le cheval de Przewalski est une sous-espèce de cheval redécouverts par l’explorateur russe Prjevalski au XIXème siècle en Dzougarie, dans les montagnes qui bordent le désert de Gobi. On le reconnait aisément : avec son aspect massif, sa forte encolure et sa robe isabelle, il ressemble aux chevaux préhistoriques peint sur les parois des grottes. Longtemps désigné comme le dernier cheval sur terre n’ayant jamais été domestiqué, une récente étude émet l’hypothèse qu’il aurait été domestiqué il y a 5 500 par la culture Botaï avant de retourner à l’état sauvage.

Après sa redécouverte, les hommes ont abattu des groupes entiers pour capturer quelques poulains et les envoyer dans des zoos. Sur la cinquantaine d’individus capturés, seulement une petite trentaine a survécu. A cause de cette traque intensive, les individus vivant à l’état sauvage se raréfient. Leurs derniers représentants sont aperçus en 1969. Après cette date, l’espèce sera perpétuée par le peu d’animaux vivant en captivité.

Un programme de sauvegarde international est amorcé, et il est décidé de séparer les chevaux en groupe isolés les uns des autres afin de prévenir de maladies contagieuses mais aussi de la consanguinité. En France, l’association Takh (nom du cheval de przewalski en mongol) œuvre pour la préservation de ses équidés et leur réintroduction dans leur milieu naturel depuis le début des années 1990. Des individus en provenance de divers zoos ont été placés en semi-liberté sur le Causse Méjean, au Villaret, où il se sont préparés à la vie sauvage.  En 2004 et 2005, l’association Takh en a réintroduit 22 avec succès dans la zone tampon du parc national de Khar Us Nuur, à Khomyn Tal à l'ouest de la Mongolie.  Aujourd’hui encore, le programme de sauvegarde de l’espèce continue et on peut toujours voir les chevaux au Villaret, où une salle d’exposition les présentant ainsi que le projet est ouverte pendant l’été.